Couture

Costume tailleur steampunk

25 avril 2022 :

J’ai accepté une commande super intéressante, à savoir un costume pour un spectacle de la compagnie « Al Kymia » ! Viviane et moi avons dessiné un tailleur de ville inspiré d’une gravure de 1898, mais modifié selon ses souhaits et quelques conseils pratiques de ma part. (Pour l’avoir expérimenté, je lui ai notamment suggéré d’avoir un costume en plusieurs pièces afin de pouvoir enlever ou remettre des couches ou le laver plus facilement.)

Voici la toile de la veste en coton épais marron, histoire de ne pas faire de bêtises, ainsi que celles de la blouse et de la jupe ! Tout est épinglé et/ou bâti, j’attends mon modèle pour les essayages^^

20 mai :

Je n’ai pas tenu un compte-rendu de mon avancement ces derniers jours car je n’ai pas fait des choses très intéressantes à prendre en photo. Viviane est venue pour un essayage et j’ai pu retoucher toute les pièces directement sur elle, c’était très pratique ! J’ai donc cousu le principal de la blouse, surjeté les pièces de la jupe et reporté celles de la veste.

Je lui ai aussi cousu un petit faux-cul pour que la jupe ait la bonne silhouette :

Dans le même tissu que la chemise 🙂

J’ai cousu la jupe ce matin !

Elle a encore besoin d’un bon repassage, d’une ceinture et d’un ourlet !

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Perruque XVIIIè

Depuis que j’ai les cheveux courts, je porte des perruques aux événements costumés. J’en ai plusieurs dont une que j’ai faite faire, un genre de chignon flou roux qui couvre plusieurs décennies (jamais parfaitement, mais je me trouve bien avec !) Malheureusement pour le XVIIIè siècle et les tenues de la noblesse, je n’ai rien et préparer mes cheveux moi-même est vraiment trop compliqué : j’ai d’abord voulu en acheter une chez « Hair Club », là où j’ai fait faire la rousse, mais c’est vraiment cher, et comme j’avais une perruque grise dans mes affaires, je me suis dit, allons-y, transformons-la ! Au pire c’est raté 😀

1er avril 2022 :

Je souhaite une coiffure qui convienne avant tout pour ma robe de Marie-Christine d’Autriche, mais un peu moins haute et sans les rouleaux sur les côtés, car je trouve que c’est ridicule. Ce sera plus comme le tableau de droite, mais sans les grosses boucles derrière. Si j’y parviens je ferai une natte pour délimiter la partie chignon !

La perruque que j’ai a les cheveux implantés dans le sens contraire que celui nécessaire, aussi j’ai commencé par tout démonter ! J’ai aussi agrandi ma tête en polystyrène en la coiffant d’un bonnet rembourré de ouate.

2 avril 2022 :

J’ai peint les bords avec de l’acrylique grise pour que la jonction se voit moins, puis ai réalisé des tests pour les boucles (histoire de ne pas me retrouver avec toute une perruque brûlée après des heures de travail^^)

Les boucles prennent bien !

Puis j’ai commencé à coudre les mèches en partant des bords et en progressant vers le centre, pour ne pas me retrouver avec des trous !

Comme j’ai une plus grosse tête que la taille standard, il reste une partie au centre qui n’est pas couverte de cheveux : ce n’est pas grave car une fois le chignon fait, on ne la voit plus.

5 avril :

Et c’est parti pour les bigoudis !

Gorgone Power !

6 avril :

Les cheveux sont secs, c’est parti pour la mise en forme ! Cela a été plus simple que je l’aurais imaginé, finalement la partie la plus compliquée aura été de coudre les bandes de cheveux.

Pour combler la calvitie j’ai cousu un filet puis posé un chignon en laine grise cardée. Devant, pour qu’il y ait ce petit « pouf » à la Pompadour, j’ai glissé une boule de cheveux que j’ai gardé de ce qui tombait des mèches.

A coup de brosse, d’élastiques, d’épingles et de points de couture, voilà le résultat !

Je suis super fière de moi, elle est trop belle ma première perruque !!! Du coup, j’ai envie d’en faire d’autres T-T

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Jupe grise 1910

Comme d’habitude, j’ai plein de projets plus urgents, mais je me lance dans un autre qui s’ajoute en dernière minute ! En avril je participe à un événement costumé 1910 pour lequel il me faut une tenue de jour populaire : croyez-le ou non, je n’ai rien!

16 mars 2022 :

Comme je n’ai pas trop de temps non plus, j’ai cherché dans mes affaires ce qui pourrait correspondre pour me donner le moins de travail possible. J’ai trouvé une veste cousue pour la conférence « My Fair Lady » mais jamais mise, ainsi qu’une chemise 1900, alors il me fallait ajouter une jupe !

Je me suis très fort inspirée de la jupe que porte Rose (dans « Titanic » bien sûr) quand elle monte sur le paquebot. Comme ce tailleur est prévu (Falang m’a offert le tissu^^), ça me fera un entraînement !

La coupe est simple mais le patron pas du tout ! J’ai un peu eu du mal à comprendre comment couper les pièces, surtout que j’en voulais le moins possible.

18 mars :

Deux jours plus tard, j’ai terminé la jupe ! Je lui ai ajouté une boucle et des boutons identiques à ceux de la chemise, mais en voyant la photo je me demande si je ne vais pas les enlever…

Finalement pour la veste j’ai eu une illumination et me suis souvenue du premier de mes costumes, à savoir un manteau que ma maman m’avait cousu d’après celui de Rose dans Titanic, justement ! A l’époque je n’assumais pas vraiment la couleur et je lui avais demandé de le faire en gris… Aujourd’hui, je le porterais volontiers en rose !

Somme toute, il va très bien avec ma tenue. La soutache noire du col et des poignets a quand même bien vécue, alors je l’ai retapée au marqueur :

Il me reste encore les accessoires à trouver : quelque chose au col, un peu de déco éventuellement sur le chapeau, et un sac !

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Un couple pour le bal « Persuasion » de Zeist

En avril, si tout se passe bien, on se rendra à un bal historique qui aurait dû avoir lieu en avril 2020 ! Je n’y suis allée qu’une fois mais j’en ai vraiment gardé un bon souvenir. Hormis le maître de ballet qui n’était pas très clair tout était parfait ! Le château était superbe,la nourriture aussi, et surtout c’était organisé par la Jane Austen society of Netherlands 🙂

Pour l’occasion je vais retaper le costume d’Hervé : sa redingote a été beaucoup portée et la doublure est foutue. Pantalon, chemise et foulard sont nickels, et je vais lui coudre un nouveau gilet. Quant à moi, j’ai déjà trois robes qui pourraient aller, mais Hervé m’a dit que puisque c’était le seul évènement auquel on se rendrait avant longtemps, je pouvais en faire une autre !

10 février 2022 :

J’ai trouvé ce magnifique sari en seconde main, et je compte en faire une robe. Le patron sera simple et improvisé par-dessus une robe 1910 que j’ai démontée, pour me simplifier la vie et mettre les broderies en valeur :

J’ai juste plié et épinglé le tissu pour me donner une idée, je vais me laisser quelques temps pour voir si une meilleure inspiration ne viendrait pas.

Pour la veste, j’avais mis une doublure en satin qui n’a pas tenu le coup, et que je remplace par une plus solide en laine. Je trouve que c’est assez difficile à faire, je préfèrerais en coudre une nouvelle ! Mais je n’ai pas le budget pour acheter de la laine.

11 février :

J’ai terminé ce matin ! Ce fut long, j’ai dû faire le « raccrochage » entièrement à la main. L’avantage de cette nouvelle doublure c’est que la veste ne lui glisse plus des épaules. J’ai même ajouté une petite poche !

13 mars :

Ma robe est finie ! J’ai choisi une forme simple pour le haut, un mélange de la robe de Mrs Hurst dans « Pride and Prejudice » mais aussi de style asiatique et de modernité.

Les manches et le corsage sont coupé d’un seul tenant. J’ai rebrodé les mêmes motifs que ceux de la jupe sur les manches :

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Jupe écossaise 1930

Je suis en quarantaine à la maison… Censée rien faire mais je n’y arrive pas ! J’ai eu une idée de jupe, mon cerveau ne sait pas se reposer 🙂

16 février 2022 :

J’ai donc commencé ce matin ! Elle est basée sur le patron de la jupe que j’avais réalisée pour un costume de Miss Lemon, mais plus longue et plus large.

J’ai ENFIN osé utiliser ma surjeteuse ! Oui car ça doit faire bien un an qu’elle est sur mon bureau et que je me demande si je vais un jour m’y mettre 🙂 Il faut dire aussi que ce n’est pas adapté aux costumes historiques… Seulement pour le coup, je compte bien mettre cette jupe régulièrement ! Et comme le tissu s’effiloche un peu, c’était la bonne occasion.

Hé ben j’adore ! Du coup je compte bien l’utiliser régulièrement^^

Oui, elle est orange, à carreaux, et elle fait mémère, tout ce que je détestais il y a encore quelques années… Je suis bizarre ! Je crois que mon intérêt nouveau pour la mode de cette décennie vient surtout du fait qu’on peut tricoter des tas de mignons petits cardigans que j’aurais été incapable de faire avant^^ Et que j’ai une coupe de cheveux qui s’y prête bien !

17 février :

Hier devant Matrix III (On s’est refait la trilogie pour aller voir le IV, et on n’ira pas voir le IV), j’ai brodé ce petit oiseau dans les couleurs d’une tenue composée pour cette jupe. J’en ai fait une broche !

Aujourd’hui j’ai terminé la jupe ! Après un bon repassage, me voilà annéestrentièmisée 🙂

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Deux filandières du XIIIè au XVè siècle – la riche et la pauvre

En avril recommence la saison des événements historiques, et cette année si tout se passe bien je vais devenir l’assistante d’un filandier ! Nous couvririons l’Antiquité (période gauloise et gallo-romaine) ainsi que tout le Moyen-âge, pour faire des démonstrations et expliquer le travail du fil. J’ai déjà deux costumes de gauloise, parfait, mais en revanche côté médiéval je n’ai qu’une tenue historique, qui est celle d’une noble. Je vais donc me faire deux costumes qui conviendront mieux à une filandière, une pauvre et une plus aisée. Tous deux couvriront deux siècles, voir trois, car je compte faire des accessoires du XVè siècle pour accompagner la robe plus riche.

02 02 2022 :

J’ai trouvé ce livre en Allemagne, et j’ai acheté également la version pour les hommes : ils sont vraiment super ! Les différentes classes sociales sont couvertes,les patrons sont clairs et il y a beaucoup d’explications sur comment faire des bas, des chaussures, des coiffes ou des boutons.

Le choix d’un costume plus pauvre, par lequel je commence, est tout simplement parti d’une erreur : j’ai teint du lin couleur indigo (ce qui suggère une femme riche), mais je ne l’ai pas bien lavé avant et il a fait d’affreuses taches. J’étais super déçue de moi, jusqu’à ce que je revois le costume de la couverture ! C’est parfait, il est tout taché, on n’aura qu’à dire que c’est ma maîtresse qui m’a filé le tissu 🙂 Je sens que ça va être rigolo à faire ! J’adore tacher et salir les vêtements, et si le costume morfle en animation, ce ne sera pas grave du tout 🙂

2 février:

J’ai commencé par la chemise qui me servira pour les deux costumes (voir plus, c’est le genre de vêtement qui sert pour tout). Elle est en coton blanc, oui je sais ça n’existait pas, mais je ne suis pas parvenue à trouver du lin. M’en fiche, c’est dessous, et un jour je la remplacerai !

Ensuite j’ai commencé la robe d’après les patrons du bouquin. C’est vraiment hyper simple, maintenant la question qui se pose : est-ce que je fais tout à la main, ou bien je me simplifie la vie avec les coutures intérieures à la machine ?

5 février 2022 :

J’aurai finalement passé les coutures intérieures à la machine ainsi que l’ourlet du bas, et j’ai cousu ceux des manches et du décolleté à la main.

La ceinture, le couteau et la bourse viennent de mon costume gaulois ; quant au tablier, je l’ai fabriqué à partir d’une doublure d’une vieille jupe (acheté pour le mariage de ma tante quand j’avais 16 ans)

J’adore ce costume, il est même plus confortable que mon pyjama !

7 février :

Hier j’ai cousu un capuchon du XVème siècle ! Toujours selon le patron de mon bouquin :

Ainsi je vais pouvoir ressembler à cette enluminure :

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Toinette dans « le Malade imaginaire »

En mars je donne un Cinélivre sur Molière ! C’est toujours une occasion parfaite pour réaliser un nouveau costume. J’ai deux robes des années 1660, mais je n’ai pas trop envie d’incarner une bourgeoise ou aristocrate en corset (pas confortable pour parler) alors j’ai choisi d’être Toinette dans « Le Malade imaginaire ». D’une manière générale, je trouve les servantes de Molière plus intéressantes que les personnages de jeunes premières !

20 janvier 2022 :

J’ai d’abord commencé par faire des recherches, et après un long moment, j’ai jeté mon dévolu sur ce tableau de Gérard Dou intitulé « Jeune fille hachant des oignons » datant de 1646, dont je vais faire une interprétation personnelle. Oui, c’est une servante hollandaise et non française, mais l’iconographie française représentant des servantes est beaucoup plus réduite, et puis je trouvais très intéressant le travail de broderie de la coiffe.

De plus, il se trouve que j’ai la robe de Demelza qui est très ressemblante, et un tablier dans le même bleu que j’avais cousu pour une révolutionnaire ! Il me suffira de coudre une chemise, une coiffe, et de fabriquer un collier. Le tableau de droite est un détail de « La Dentellière » de Caspar Netscher, datant de 1662. Je l’ai utilisé pour mieux voir le dessin de broderies. J’ai trouvé des coiffes brodées de toutes les couleurs, et des modèles unis, alors j’ai inventé le mien qui sera entre les deux, en bleu et jaune pour rappeler les couleurs du costume.

Déjà ça de fait !

23 janvier:

J’ai commencé par la coiffe. J’en ai fait une tout d’abord simplement en coton blanc, pour pouvoir tester le patron.

Une fois qu’il a été bon, j’ai commencé à broder !

C’est la première fois que je brode avec un fil réalisé à la main. Il n’est pas parfait mais je suis fière !

27 janvier:

J’ai mis une semaine pour terminer ma coiffe, la voilà !

Je me rends compte sur la photo qu’elle a besoin d’un bon repassage, mais en dehors de ça je la trouve parfaite ! J’ai mis un fil de fer devant pour qu’elle tienne droit, avec des petites décorations pour terminer : les petites boules bleues ne sont pas des perles mais des boutons de fleurs artificielles !

28 janvier :

Ce matin, j’ai réalisé un collier en petites perles de corail : un simple rang mais compliqué car les trous sont minuscules !

Ensuite j’ai commencé la chemise :

Il y a deux semaines j’ai commencé une paire de bas blancs, pour ce costume mais aussi pour d’autres, ça couvre quand même quelques siècles ! Je pense que je les aurais finis d’ici trois ans car en taille 2, c’est très long à tricoter^^

30 janvier :

Le costume est terminé ! Il y avait un peu de soleil dans le parc alors on a fait des photos 🙂 Il y en avait des tonnes de jolies, mais on a réduit à une grosse dizaine !

Je suis une sorcière !
Actualités, Couture

L’année 2021 en costumes

Voici un petit article sur les costumes que j’ai cousus l’an dernier, mais pour la première fois, j’écris ce récapitulatif sur mon nouveau site ! (Nous ne sommes toujours pas parvenus à mettre en ligne l’ancien, faut dire aussi qu’on a un peu laissé tomber…)

1er janvier 2022 :

En 2019 j’ai cousu :

  • 1 corset
  • 3 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise et trois médiévales)
  • 2 costumes pour Hervé (sans compter les gilets que je change à chaque fois)
  • 7 vêtements de tous les jours
  • 6 chapeaux ou coiffes
  • et un nombre conséquent d’accessoires.

Soit 21 costumes neufs

En 2020 j’ai cousu :

  • 14 costumes pour moi (dont cinq robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 2 vêtements de tous les jours
  • 1 chapeau
  • et un nombre important d’accessoires.

Soit 19 costumes neufs

Cette année j’ai cousu :

  • 9 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 3 costumes pour des amis
  • J’ai aussi révisé 18 costumes

Soit 15 costumes neufs

Quand je dis « révisé », ça peut être simplement laver et remettre en forme, mais ça peut être également recoudre, réparer, teindre, changer les systèmes de fermeture, les accessoires, ou en créer de nouveaux… J’ai ainsi porté plusieurs fois mes tenues « Wessex » et « Edith Wharton ».

Cette année, j’ai clairement moins réalisé de nouvelles pièces, et il y a plusieurs raisons à cela :

La première, et la plus évidente, a été la crise sanitaire. Près d’une vingtaine d’événements ont été annulés, et je n’avais pas franchement envie de me lancer dans des projets compliqués que je ne pourrais porter qu’une fois (genre une patineuse olympique de 1900, si si^^), donc j’ai misé sur des costumes que j’étais sûre de pouvoir remettre quand il a fallu en faire de nouveaux. Parmi eux il y a :

  • Mes costumes de gauloise : ceux-là, il est clair que je vais les remettre régulièrement !
  • Une robe 1800 classique et passe-partout : en noir et blanc et pleine d’élastiques, le costume qui va me durer des années
  • Une robe 1800 noire et rouge : elle me servira également dans les bals costumés et m’a permis de mélanger des techniques : applications, broderies, dentelles et perles
  • Une robe 1899 que m’a cousue Falang : une merveille qui couvre une décennie pour laquelle je n’ai qu’une robe de jour

Une exception à ces nouveaux costumes « utiles » est ma robe « Art contemporain« . Celle-là, je ne sais pas du tout quand ni comment j’arriverai à la replacer, mais je me suis vraiment amusée à la peindre !

Une autre raison pour laquelle j’ai moins cousu est que je suis devenue artisan à l’archéosite d’Aubechies depuis le mois d’avril : je m’y suis beaucoup consacrée, et évidemment, mon temps n’étant pas extensible, j’ai pris sur celui des costumes. J’ai donc appris à carder, peigner la laine, à la filer au fuseau et au rouet, à la tisser et la teindre ! Cela m’offre beaucoup de possibilités mais l’exploration et l’expérimentation prennent du temps. Voici un aperçu de mes projets depuis un an :

Il y a trois costumes que j’ai terminés pour la Journée Grand-siècle de Vaux-le-Vicomte qui n’a pas eu lieu :

L’agneau n’apparait pas sur le site, de même qu’un costume de mousquetaire : tous les deux sont des commandes. Si tout se passe bien, nous serons huit personnages des Fables de la Fontaine lors de la journée 2022 !

Comme j’avais moins de projets à terminer pour des événements précis, je me suis permise de coudre trois costumes juste pour le plaisir :

Au départ, j’ai choisi de reproduire la robe de Demelza simplement à cause du tissu ressemblant que j’avais dans mon stock: j’ai du coup un costume de servante XVIIIè qui vient compléter ma garde-robe. De même, celui de « Cranford » a été l’occasion d’explorer une nouvelle période pour laquelle je n’avais rien. Côté XVIIIè, j’ai déjà plusieurs robes de la haute société, mais jamais encore une pour laquelle il a fallu tant travailler, ni avec ce type de manches et de décorations. C’était une envie de robe de « princesse » qui ne se révèle pas si superficielle que cela, car maintenant j’ai une robe qui me va parfaitement bien (les autres sont devenues trop petites) et me permet de montrer ce que je sais faire de mieux pour le moment !

La dernière raison pour laquelle j’ai beaucoup moins cousu cette année est qu’en septembre, on a appris qu’Hervé avait un cancer. Comme il est à la maison depuis lors, je passe plus de temps avec lui et moins dans mon atelier ! Pour les fois où nous sommes sortis costumés ensemble, j’ai préféré qu’il soit à son avantage et j’ai donc créé un costume de gaulois, et repris deux de ses plus beaux ensembles pour les compléter et les améliorer. Il y a les « cosplay » de :

Beaucoup moins de costumes, mais plus de sérénité ! Je me rends compte que ça m’a fait beaucoup de bien de ne plus coudre frénétiquement et d’apprendre de nouvelles choses. Avec le temps, ma garde-robe est plutôt conséquente et il est assez agréable d’utiliser ce que j’ai et de ne coudre seulement que des pièces incontournables, très bien taillées et finies, ou de simplement les réviser ou les compléter avec des accessoires. C’est une tendance qui s’amorçait déjà un peu mais qui a vraiment été visible cette année, et que je vais continuer de suivre !

Bonne année à tous !

Couture

Robe 1805 « En rouge et noir »

Ces derniers temps, je reste à la maison une semaine sur deux pour être avec Hervé. Du coup, j’ai pu boucler pas mal de projets de mon planning, et j’ai un peu de temps pour un projet non prévu ! J’ai eu envie d’une robe regency rouge, car j’en avais deux, mais j’en ai donnée une et vendue l’autre. Je souhaite improviser la décoration et laisser aller mon imagination, aussi il n’y a pas de croquis préparatoire. Je compte également utiliser ce que j’ai sous la main et ne rien dépenser !

27 octobre 2021 :

J’ai commencé par les manches : je veux mêler toutes les techniques que je maîtrise : application, broderie, perlage… Ce qui est bien avec les robes 1800, c’est que je peux me concentrer uniquement sur le bustier et les manches, qui sont de petites pièces. La même chose sur une robe XVIIIè et j’y passerais le triple d’heures !

1er décembre 2021 :

J’ai terminé la broderie des manches ! Je pense que ce sera la robe 1800 qui me prendra le plus de temps 🙂

J’ai bordé les manches en cousant un passepoil noir, puis je les ai rembourrées d’un peu de ouate pour leur donner de la tenue.

Puis j’ai commencé à décorer le bustier :

11 décembre :

Les parties sont terminées, maintenant il faut assembler le tout !

18 décembre :

J’ai enfin terminé d’assembler les quatre parties (après avoir passé une bonne partie de mon temps libre ces derniers jours à la chasse aux cadeaux). J’ai passé un élastique à la ceinture et un autre sur le décolleté pour que tout s’ajuste bien.

J’ai ajouté une ceinture et remanié un turban. Il me reste l’ourlet de la jupe à coudre et à sans doute décorer : mais je me laisse quelques jours à passer devant pour trouver l’idée idéale !

21 décembre :

Depuis dimanche, je suis occupée à décorer le bas de ma jupe ! C’est quelque chose que je ne fais jamais car j’ai toujours peur de le salir ou de l’abimer, mais je me suis dit tant pis, si c’est abîmé je réparerai !

J’ai ajouté trois rangs droits de dentelles noires, un rang en motif « antique » et trente cercles au milieu de ce motif

À la main devant Star Trek, ça passe vite ! Puis j’ai rempli ces cercles avec des perles, et c’était fini !

Je me suis amusée à créer un premier reel pour Instagram, voilà le résultat ! Il faut l’imaginer sur la musique irlandaise de Titanic, puisque je parodie Rose à qui je trouve que je ressemble un peu 🙂

Couture

Fred Astaire dans « Top Hat »

18 novembre 2021 :

Samedi prochain nous allons à un bal qui devait avoir lieu l’an dernier et a été repoussé, donc ça fait longtemps que je pouvais prévoir, et bien sûr c’est seulement trois jours avant que je m’occupe de la tenue de monsieur ! Il sera vêtu comme en 1900, ou plus précisément en 1899, puisque c’est la date de ma robe. Pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai cousue mais Falang, à qui j’ai passé une commande. C’était une réel plaisir d’avoir une création sur-mesure ! C’est donc pour ça qu’il n’y aura pas d’article dessus. Il y aura peut-être quelques photos de nous après le bal 😉

Quelle élégance !

Il se trouve qu’en fait, une fois le costume presque terminé, j’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à celui de Fred Astaire dans « Top Hat », ce qui tombe très bien puisque mon amoureux est fan ! Bon, le film date de 1935, mais franchement il n’y a pas grand-chose qui change entre 1880 et 1935 dans les tenues de soirée de ces messieurs :

Cette illustration date des années 1880

En fait de costume, il avait déjà le pantalon, la veste queue de pie et la chemise au col cassé. Je me suis contentée de réaliser deux accessoires et un nouveau gilet. Celui-ci est (une fois n’est pas coutume) réalisé d’après un patron. Je n’ai pas fait les poches parce que je n’avais pas le temps et que ce n’est qu’un costume ! </p

J’ai donc cousu un nœud papillon blanc. Cette petite chose n’a l’air de rien mais pourtant j’ai mis une heure à la réaliser ! C’est que je voulais quelque chose de parfait ! Ensuite, j’ai fabriqué une fleur artificielle. Je voulais un œillet comme Fred Astaire, mais en revanche il est doré pour être assorti à ma robe. J’ai trouvé la technique pour le réaliser dans mon livre « Ornements et détails couture » dont je ne peux plus me passer !

Mon mannequin étant pourvu de nichons je ne peux pas fermer le gilet, alors je prendrais de belles photos avec monsieur dedans !