Couture

Travail du fil 2022

Bonjour ! Voici mes créations durant l’année 2022 !

Je me suis inscrite sur Ravelry et je prends davantage de photos de mes tricots pour les mettre sur le site. Vous pourrez m’y trouver sous le pseudo Melle Mars !

2 janvier 2022 :

J’ai reçu un calendrier de l’avent de filandière avec 24 paquets de fibres à découvrir. J’étais trop curieuse alors je les ai tous ouverts pour voir ! Il y avait dedans les deux violets plus clairs du milieu : j’ai ajouté du blanc, du turquoise et du violet foncé, puis ai mélangé les fibres pour faire un dégradé :

Je l’ai ensuite divisé en quatre et ai terminé par une bonne dose de violet foncé pour filer quatre bobines équivalentes.

Finies !

10 janvier 2022 :

J’ai tellement aimé travailler la laine dégradée de mes mitaines que j’ai eu envie de m’y remettre, cette fois avec un dégradée plus subtil et plus de matière.

J’ai mélangé tous les beiges et bruns que j’ai reçu dans le calendrier :

Je les ai filés, une bobine au rouet et l’autre au fuseau (celle de droite, il y en a un peu plus) :

Puis je les ai retordues (au fuseau également, je ne parviens plus à réparer mon rouet) :

Je pensais avoir filé suffisamment fin et longtemps pour avoir beaucoup de fil, mais il n’y a normalement que 160 mètres. Je peux faire plus grand que des mitaines avec ça, mais pas un pull comme je l’avais prévu ! A moins de faire énormément avec du fil brun foncé que pour le coup, j’ai en grande quantité.

27 février 2022 :

Je refais les costumes de la trilogie « Retour vers le futur » depuis que je sais coudre ! J’ai cousu deux fois la robe de bal de Lorraine dans le premier, et trois des robes de Clara Clayton dans le dernier. Il y a quelques jours j’ai commencé à tricoter le gilet que Lorraine Baines porte dans la plupart des scènes du 1 !

J’ai filé cette laine sur plusieurs mois et mon travail est très irrégulier, aussi, selon un conseil de Bernadette (la personne qui m’a appris à filer), je tricote chaque rang avec une pelote différente.

Il y aura quelques changements par rapport au modèle originel :

  • Un patron avec des manches raglan (au lieu de trois pièces cousues) parce que je ne sais pas si j’aurais assez de laine, alors je le commence par le haut pour ajuster la taille des manches et du gilet
  • Des broderies plutôt qu’un motif créé dans les mailles car je suis incapable de créer cette tresse !
  • Des boutons recouverts en tissu
  • Un jersey plutôt qu’une maille tissée, évidemment 🙂

Effectivement, en tricotant ainsi, la différence du fil ne se voit pas trop (il est plus ou moins gros, plus ou moins tordu ou mousseux).

Par contre, comme j’ai filé comme une patate, les 500g que Bernadette m’avait dit suffire largement me semblent justes… Surtout pour le col et les motifs !

Cela ne sera pas du travail inutile, car si je n’ai pas assez de fil, ce sera juste un gilet à manches courtes et pas celui de Lorraine, que je tricoterai bien un jour !

C’est la première fois que je tricote un vêtement pour moi avec ma propre laine, et c’est chouette ! J’apprends plein de choses ; notamment ici les augmentations à droite et à gauche, pour que le raglan soit plus joli, et je dois apprendre à tricoter un col Claudine !

3 mars :

J’ai terminé ! Le col a été plutôt facile finalement, ne trouvant pas de patron ni d’explication je me suis contentée de tricoter une bande au point mousse que j’ai froncée légèrement au niveau du col avec un rang au crochet.

Eeeet bien sûr, je n’ai pas eu assez de laine alors j’ai tricoté le plus possible mais il manque tout de même une quinzaine de centimètres au niveau des manches et à peu près dix au niveau de la taille.

J’ai la chance d’avoir un amoureux qui balance du tonnerre et a bien voulu que j’achète de la laine pour ne pas rester sur un échec^^ Elle vient du commerce et est un peu trop claire, mais elle est régulière et j’en aurais assez !

13 mars :

J’ai enfin terminé mon châle gris !

Il est lourd et il gratte, mais je l’aime 😀

25 mars :

J’ai recommencé le gilet de Lorraine, cette fois avec de la laine achetée chez Phildar (au moins je suis sûre que j’ai assez).

Les boutons sont plus gros et plus nombreux que sur le modèle car tricotant en taille 6, la boutonnière était plus grande. Ce sont des boutons en métal recouverts d’un tissage dans la même laine !

2 avril 2022 :

Le plus gros est terminé depuis hier soir et je suis bien contente !

Il me reste le col blanc et les motifs sur le devant 🙂

29 mai 2022 :

J’ai terminé le gilet de Lorraine il y a quelques jours mais j’ai oublié de le mettre ici, je répare ça ! Je n’ai pas brodé les motifs finalement 🙂

Hier j’ai terminé un gilet cache-cœur tricoté avec deux laines, une brique (utilisée eule pour les bords, et un fil cuivré/beige en plus pour le corps :

4 octobre :

Après deux années de filage intensif, j’ai un peu ralenti la cadence mais je tricote toujours autant : mon dernier projet a pris quatre mois, c’est pourquoi je ne viens le montrer que maintenant 😀

Il s’agit de ma première paire de bas avec un vrai talon, et puis des jours en plus !

Je ne suis pas persuadée de refaire des bas de sitôt 😀

16 novembre :

Pour le salon Uchronicités, j’ai tricoté une capeline et un châle, je ne sais pas lequel je préfère alors à mon avis je vais mettre les deux 😀

Ce châle est entièrement tricoté avec du fil filé main, c’est la première fois que je m’essaie aux inclusions de couleur ! Je suis aussi particulièrement fière de mon dégradé^^

22-11-22 :

En août, j’ai commencé un boléro, d’après une photographie de 1937, que j’ai terminé ce matin !

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Costume « Jane Austenpunk »

24 octobre 2022 :

Le 4 décembre, je me rends pour la première fois au salon « Uchronicités » qui célèbre le Steampunk. On m’a proposé plusieurs fois d’y aller mais j’avais toujours autre chose ! Cette fois c’est la bonne^^ Pour présenter mes romans, et plus particulièrement le petit dernier Beveridge manor, je concocte un costume mi-1800 mi-steampunk ! Il est pensé pour être le plus confortable possible parce que bon, j’ai pas envie de me taper corset et bottines de rigueur 🙂 Ce sera un mélange de plusieurs influences. La robe, pour commencer, est basée sur une de celles de Marianne dans « Raison et Sentiments » (j’adore tous ses costumes <3), mais avec un tissu super commandé sur Spoonflower !

Ce tissu a beaucoup d’avantages (léger, opaque, fluide et infroissable), par contre il a l’inconvénient d’être assez dur à coudre. Du coup je fais le moins de coutures possible, et le haut est patronné sur une seule pièce ! (À l’origine je souhaitais le dos en triangle comme sur le modèle, mais ce sera juste un grand t-shirt :D) Le décolleté et les manches sont cousus à la main.

25 octobre :

Aaaah que les robes de cette époque sont satisfaisantes ! Elles sont rapides à coudre et comme je maîtrise très bien les patrons elles tombent toujours parfaitement^^ Là, même avec ce tissu pas évident, j’ai presque fini en deux jours ! Il ne me reste plus que l’ourlet du bas :

Le décolleté et la taille sont resserrés par des cordons, le tout accessoirisé avec un fond de chemisier à dentelle beige (Merci Lydia !)

14 novembre :

Comme d’habitude j’ai presque fini le costume quand je pense à poster les photos !

J’ai commencé un spencer doublé de laine pour avoir un peu chaud :

J’ai tricoté une capeline :

Et j’ai cousu un réticule Jane Austen-Steampunk-Harry Potter 😀 Il est trop cool, les quatre côtés sont différents !

Et voilà le costume fini ! Je tricoterai peut-être des mitaines ou un béret assorti à la capeline si j’ai le temps :

16 novembre 2022 :

Je viens de terminer un châle pour aller avec !

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Artisanat gaulois – Saison 2

28 avril 2021 :

Cette année je commence ma deuxième saison à l’archéosite, et j’espère bien que ce ne sera pas la dernière !

Photo de Marie-Christine

7 juin 2022 :

Cette année, je suis un peu moins présente car j’ai plein d’autres trucs qui se sont mis les week-ends (tout le monde rattrape le retard Covid), notamment des animations au cours desquelles j’assiste Jean-Pierre Cardinael, qui est tisserand depuis plus de 30 ans à l’archéosite. C’est assez fatiguant mais très enrichissant.

Le week-end dernier nous étions au Luxembourg au Festival Celtique de Beltaine, et c’était vraiment chouette ! On a passé deux jours à expliquer le travail du textile à l’époque des Celtes, et j’ai même été photographiée et filmée par RTL Luxembourg. Ici on peut me voir au journal TV, à partir de la 13ème minute :

Reportage RTL Luxembourg

25 septembre :

Je n’ai vraiment pas posté beaucoup cette année, mais il faut dire que chaque fois que je suis allée à l’archéosite j’ai filé, et que je n’ai pas beaucoup créé de nouveaux objets. j’ai beaucoup de laine maintenant et de plus en plus belle, mais pas grand-chose à montrer^^

En revanche, j’ai acheté ou reçu quelques objets de plus pour mon attirail ! Il y a six nouvelles fusaïoles cuites au week-end expérimental. Elles sont noires, ce que je trouve assez sympa, et les trois sur des bâtons sont des copies de fusaïoles du musée du Cinquantenaire !

Il y a aussi une pique, des fibules créées par un artisan français (et pas des moches créées par Ouam à partir de créoles) et un dévidoir. Celui-là n’est pas attesté à l’époque que je représente, mais il est vachement pratique au quotidien 😀

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Un couple pour le bal « Persuasion » de Zeist

En avril, si tout se passe bien, on se rendra à un bal historique qui aurait dû avoir lieu en avril 2020 ! Je n’y suis allée qu’une fois mais j’en ai vraiment gardé un bon souvenir. Hormis le maître de ballet qui n’était pas très clair tout était parfait ! Le château était superbe,la nourriture aussi, et surtout c’était organisé par la Jane Austen society of Netherlands 🙂

Pour l’occasion je vais retaper le costume d’Hervé : sa redingote a été beaucoup portée et la doublure est foutue. Pantalon, chemise et foulard sont nickels, et je vais lui coudre un nouveau gilet. Quant à moi, j’ai déjà trois robes qui pourraient aller, mais Hervé m’a dit que puisque c’était le seul évènement auquel on se rendrait avant longtemps, je pouvais en faire une autre !

10 février 2022 :

J’ai trouvé ce magnifique sari en seconde main, et je compte en faire une robe. Le patron sera simple et improvisé par-dessus une robe 1910 que j’ai démontée, pour me simplifier la vie et mettre les broderies en valeur :

J’ai juste plié et épinglé le tissu pour me donner une idée, je vais me laisser quelques temps pour voir si une meilleure inspiration ne viendrait pas.

Pour la veste, j’avais mis une doublure en satin qui n’a pas tenu le coup, et que je remplace par une plus solide en laine. Je trouve que c’est assez difficile à faire, je préfèrerais en coudre une nouvelle ! Mais je n’ai pas le budget pour acheter de la laine.

11 février :

J’ai terminé ce matin ! Ce fut long, j’ai dû faire le « raccrochage » entièrement à la main. L’avantage de cette nouvelle doublure c’est que la veste ne lui glisse plus des épaules. J’ai même ajouté une petite poche !

13 mars :

Ma robe est finie ! J’ai choisi une forme simple pour le haut, un mélange de la robe de Mrs Hurst dans « Pride and Prejudice » mais aussi de style asiatique et de modernité.

Les manches et le corsage sont coupé d’un seul tenant. J’ai rebrodé les mêmes motifs que ceux de la jupe sur les manches :

22 juin 2022 :

J’ai mis un peu de temps, mais voici quelques images de nous au bal de Zeist !

(Téma mes collants :D)

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Lorraine Baines dans « Retour vers le Futur »

Février 2022 :

Ce n’est un secret pour personne qui ne me connaisse un peu, je suis une très GRANDE fan de « Retour vers le Futur » ! Voilà des années que je reproduis les costumes de la trilogie, il y en a même un que j’ai fait deux fois (la robe de bal couleur pêche de Lorraine) et un que je prévois de refaire (mais j’ai pas le temps), la robe de bal de Clara Clayton dans le troisième. Maintenant que je sais un peu tricoter correctement je me suis lancée dans une autre reproduction, celle de ce costume :

J’ai mis longtemps pour le gilet car celui que j’ai voulu faire avec de la laine filée main est quelque peu raté, notamment car je n’avais pas assez de laine :

La construction de ce gilet est expliquée sur mon compte Ravelry ! (On trouve tous mes autres projets tricots)

11 avril 2022 :

J’ai terminé un deuxième essai du gilet qui cette fois est réussi !

Les boutons sont recouverts d’un tissu fabriqué main avec mon métier à tisser :

Finalement à force de petits détails changés par-ci par-là (il y a plus de boutons, ils sont plus gros, la laine est plus épaisse, je n’ai pas réalisé les broderies…), le gilet n’est pas une copie exact, mais il me plaît beaucoup ! Le col est fait avec des mailles reprises dans le gilet. Du coup c’est super épais, mais je ne vois pas trop d’autres solutions.

J’ai posé le tissu de la future jupe sur le mannequin, ça donne bien !

21 avril 2022 :

Je rentre de vacances au début desquelles je me suis fait voler mon sac à dos, dans lequel il y avait les pièces de la jupe de Lorraine que je comptais coudre à la main dans le train. J’ai voulu recommander du tissu mais il est en rupture de stock… Du coup j’abandonne ce projet, et je le reprendrai peut-être un jour, quand je serai moins dégoûtée !

11 mai 2022 :

Finalement, j’ai repris ce projet et l’ai terminé ce matin avec une séance photo ! En allant dans mon magasin de tissus préféré à Saint-Gilles, j’ai trouvé un coton bleu à motifs blancs. Il ressemble un peu moins à l’original que le précédent, mais qui fait tout de même l’affaire. Comme il était trop fin je l’ai doublé en refaisant les mêmes pièces en roses, et en cousant un bouton des deux côtés de la ceinture, j’ai désormais une jupe réversible ! Il y a même une poche 🙂

A noter que j’ai refait le col trois fois car il rebiquait. La dernière version est un peu trop grande mais tant pis^^

Voilà trois jolies photos :

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Deux filandières du XIIIè au XVè siècle – la riche et la pauvre

En avril recommence la saison des événements historiques, et cette année si tout se passe bien je vais devenir l’assistante d’un filandier ! Nous couvririons l’Antiquité (période gauloise et gallo-romaine) ainsi que tout le Moyen-âge, pour faire des démonstrations et expliquer le travail du fil. J’ai déjà deux costumes de gauloise, parfait, mais en revanche côté médiéval je n’ai qu’une tenue historique, qui est celle d’une noble. Je vais donc me faire deux costumes qui conviendront mieux à une filandière, une pauvre et une plus aisée. Tous deux couvriront deux siècles, voir trois, car je compte faire des accessoires du XVè siècle pour accompagner la robe plus riche.

02 02 2022 :

J’ai trouvé ce livre en Allemagne, et j’ai acheté également la version pour les hommes : ils sont vraiment super ! Les différentes classes sociales sont couvertes,les patrons sont clairs et il y a beaucoup d’explications sur comment faire des bas, des chaussures, des coiffes ou des boutons.

Le choix d’un costume plus pauvre, par lequel je commence, est tout simplement parti d’une erreur : j’ai teint du lin couleur indigo (ce qui suggère une femme riche), mais je ne l’ai pas bien lavé avant et il a fait d’affreuses taches. J’étais super déçue de moi, jusqu’à ce que je revois le costume de la couverture ! C’est parfait, il est tout taché, on n’aura qu’à dire que c’est ma maîtresse qui m’a filé le tissu 🙂 Je sens que ça va être rigolo à faire ! J’adore tacher et salir les vêtements, et si le costume morfle en animation, ce ne sera pas grave du tout 🙂

2 février:

J’ai commencé par la chemise qui me servira pour les deux costumes (voir plus, c’est le genre de vêtement qui sert pour tout). Elle est en coton blanc, oui je sais ça n’existait pas, mais je ne suis pas parvenue à trouver du lin. M’en fiche, c’est dessous, et un jour je la remplacerai !

Ensuite j’ai commencé la robe d’après les patrons du bouquin. C’est vraiment hyper simple, maintenant la question qui se pose : est-ce que je fais tout à la main, ou bien je me simplifie la vie avec les coutures intérieures à la machine ?

5 février 2022 :

J’aurai finalement passé les coutures intérieures à la machine ainsi que l’ourlet du bas, et j’ai cousu ceux des manches et du décolleté à la main.

La ceinture, le couteau et la bourse viennent de mon costume gaulois ; quant au tablier, je l’ai fabriqué à partir d’une doublure d’une vieille jupe (acheté pour le mariage de ma tante quand j’avais 16 ans)

J’adore ce costume, il est même plus confortable que mon pyjama !

7 février :

Hier j’ai cousu un capuchon du XVème siècle ! Toujours selon le patron de mon bouquin :

Ainsi je vais pouvoir ressembler à cette enluminure :

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Toinette dans « le Malade imaginaire »

En mars je donne un Cinélivre sur Molière ! C’est toujours une occasion parfaite pour réaliser un nouveau costume. J’ai deux robes des années 1660, mais je n’ai pas trop envie d’incarner une bourgeoise ou aristocrate en corset (pas confortable pour parler) alors j’ai choisi d’être Toinette dans « Le Malade imaginaire ». D’une manière générale, je trouve les servantes de Molière plus intéressantes que les personnages de jeunes premières !

20 janvier 2022 :

J’ai d’abord commencé par faire des recherches, et après un long moment, j’ai jeté mon dévolu sur ce tableau de Gérard Dou intitulé « Jeune fille hachant des oignons » datant de 1646, dont je vais faire une interprétation personnelle. Oui, c’est une servante hollandaise et non française, mais l’iconographie française représentant des servantes est beaucoup plus réduite, et puis je trouvais très intéressant le travail de broderie de la coiffe.

De plus, il se trouve que j’ai la robe de Demelza qui est très ressemblante, et un tablier dans le même bleu que j’avais cousu pour une révolutionnaire ! Il me suffira de coudre une chemise, une coiffe, et de fabriquer un collier. Le tableau de droite est un détail de « La Dentellière » de Caspar Netscher, datant de 1662. Je l’ai utilisé pour mieux voir le dessin de broderies. J’ai trouvé des coiffes brodées de toutes les couleurs, et des modèles unis, alors j’ai inventé le mien qui sera entre les deux, en bleu et jaune pour rappeler les couleurs du costume.

Déjà ça de fait !

23 janvier:

J’ai commencé par la coiffe. J’en ai fait une tout d’abord simplement en coton blanc, pour pouvoir tester le patron.

Une fois qu’il a été bon, j’ai commencé à broder !

C’est la première fois que je brode avec un fil réalisé à la main. Il n’est pas parfait mais je suis fière !

27 janvier:

J’ai mis une semaine pour terminer ma coiffe, la voilà !

Je me rends compte sur la photo qu’elle a besoin d’un bon repassage, mais en dehors de ça je la trouve parfaite ! J’ai mis un fil de fer devant pour qu’elle tienne droit, avec des petites décorations pour terminer : les petites boules bleues ne sont pas des perles mais des boutons de fleurs artificielles !

28 janvier :

Ce matin, j’ai réalisé un collier en petites perles de corail : un simple rang mais compliqué car les trous sont minuscules !

Ensuite j’ai commencé la chemise :

Il y a deux semaines j’ai commencé une paire de bas blancs, pour ce costume mais aussi pour d’autres, ça couvre quand même quelques siècles ! Je pense que je les aurais finis d’ici trois ans car en taille 2, c’est très long à tricoter^^

30 janvier :

Le costume est terminé ! Il y avait un peu de soleil dans le parc alors on a fait des photos 🙂 Il y en avait des tonnes de jolies, mais on a réduit à une grosse dizaine !

Je suis une sorcière !
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Artisanat gaulois – Saison 1

Grande maison gauloise (2e Âge du Fer). Photo de l’archéosite.

Tout est parti d’une sortie du CDCD (ou Cercle des Costumes Disparates) lors de laquelle nous sommes allés visiter l’archéosite d’Aubechies-Beloeil, en costumes, puisque c’est la spécificité de notre groupe d’amis (un évènement costumé par mois). Comme je l’ai déjà raconté au jour le jour (ou presque) dans l’article consacré aux premiers costumes que j’ai réalisés, j’ai été acceptée parmi leur groupe d’artisans !

J’apprendrai tout ce qui touche au costume depuis la création du fil et de l’outillage jusqu’au vêtement fini, puis le montrerai en action.

J’ai eu envie de tenir ici un petit journal pour rendre compte de cette expérience. Ce ne sera pas forcément un compte-rendu hebdomadaire, mais j’essaierai de me tenir à une certaine régularité !

22 avril 2021 :

Pour l’instant, je possède deux costumes « gaulois » mais pas tout à fait : les coutures intérieures sont réalisées à la machine, les tissus ne sont pas fait main, et les accessoires non plus. Petit à petit, je compte avoir deux costumes pour moi (plus tard pour Hervé éventuellement) qui soient, le plus possible, historiquement irréprochables : un d’hiver et un d’été. Ils seront réalisés dans les couleurs, matières et techniques de couture les plus historiques possibles. Les coutures à la main ne me font pas peur, et à cette époque-là, les points sont assez simples à réaliser !

Comme matériel, pour l’instant, j’ai un fuseau, une bobine de laine blanche filée main, et une aiguille en os. Je ne vais pas aller bien loin avec ça 😀 ! D’autant que l’aiguille est super large, je ne suis pas sûre de pouvoir coudre avec : je crois qu’elle est plutôt faite pour le cuir, une fois qu’on a percé les trous, ou pour les ouvrages tissés en laine épaisse.

J’ai acheté un petit métier à tisser pour apprendre chez moi, comprendre le mécanisme et progresser sans devoir recourir aux métiers très lourds qui sont sur le site. À l’avenir, je rêve de me fabriquer une saie à carreaux là-bas ! J’ai également acheté 300g de lin non blanchi, qu’il faut que j’apprenne à filer ; apparemment ça ne se pratique pas de la même manière que la laine, il faut se mouiller les mains !

29 avril 2021 :

J’ai reçu le métier à tisser le week-end dernier mais je n’ai pu l’utiliser qu’hier. J’ai commencé par un tout petit projet histoire de comprendre le principe de base et de ne pas me dégoûter. C’est avec des carreaux ! Je l’ai transformé en pochette pour que ça me serve 🙂

4 mai :

J’ai tissé et cousu deux autres pochettes entre temps : la première avec des couleurs plus appropriées et la seconde avec des fils créés sur mon fuseau « d’époque ». Je me suis rendue compte avec celle-là que mon peigne était trop large pour travailler des fils aussi fins, alors j’en ai commandé un autre plus dense !

Amélie, la fille du potier, a pris cette très jolie photo de moi dimanche dernier !

En pleine concentration

Les deux dimanches derniers, j’ai appris beaucoup de choses, dont une technique de tissage du néolithique avec des brins de lin et des cailloux comme poids, et une autre plus tardive pour tisser des bandes, avec comme seul matériel un poteau et ma ceinture !

J’ai aussi modelé des fusaïoles ; malheureusement, sur toute la cuisson des potiers, seule une petite partie a été préservée… dont deux fusaïoles modelées par le potier (les miennes ont éclaté).

Du coup, je viens de terminer mon premier fuseau : il fonctionne bien et je peux faire un fil assez fin. Bon par contre le bâton est un peu tordu alors ça ne tourne pas parfaitement : je vais le remplacer dès que j’en trouve un mieux ! Et ce n’est pas si simple que ça, de trouver un bâton bien droit^^

Mon premier fuseau

Je commence donc tout doucement à constituer mon matériel « d’époque », dont la plus grande partie offerte par les autres généreux artisans. Je possède :

  • deux fuseaux
  • un « dé à coudre » en cuir
  • deux aiguilles en os
  • un gobelet !

Pour la laine, j’ai tout ce que je veux (merci Bernadette ! 🙂 ) et pour les tissus, j’essaie de trouver le plus adéquat : je viens de couper les pièces de ma future robe d’été dans un lin que j’ai teint en bleu-vert foncé. Je compte la coudre à la main là-bas. Le temps que ça prendra ne me fait pas peur, par contre, il va falloir que j’apprenne à travailler sans épingles ! Heureusement que le patron est plutôt simple.

17 mai :

Voici mon matériel qui s’agrandit : j’ai ajouté un couteau et un peigne dans des étuis que j’ai cousus (celui du couteau est trop fin, je vais le changer), ainsi qu’une aiguille en métal offerte par un des artisans !

J’ai appris une technique de tissage datant de l’antiquité : le sprang. C’est super simple, il suffit en gros de bâtons, et de croiser les fils avec les doigts. (Après, plus on est doué, plus on tisse d’ouvrages compliqués ; mon premier essai était très moche 😀 ). Cela donne un tissu très élastique avec des trous, un peu du type « filet à provision ». Ils s’en servaient notamment pour faire des résilles à cheveux, mais cette technique a été utilisée jusque tard et notamment par chez nous ! On peut en voir un très joli exemple ici :

Mitaine exécutée par une bourgeoise de Bruges entre 1797 et 1835. Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles (tiré du blog « la libellule s’évade)

19 mai :

Voici mon premier essai de métier chez moi :

Tout d’abord je l’avais placé à l’horizontale entre deux chaises, mais ce n’était vraiment pas pratique ! La position n’était pas idéale et surtout les aiguilles en métal glissaient, et j’ai dû tout recommencer plusieurs fois. Du coup je l’ai suspendu à un montant de mon étagère avec mon appareil photo comme poids ! Ben oui, chez moi, je n’ai pas de pesons^^ (NAMM : en fabriquer lors d’une prochain atelier ! )

Une fois suspendu, et avec des petites baguettes en bois (des piques à brochettes) à la place des aiguilles, c’est devenu plus simple : n’empêche que je me suis tout de même encore trompée ! Mais j’ai réussi à rattraper l’ouvrage sans qu’il ne se défasse : oui ce qui est chiant avec le sprang, c’est que si les baguettes se défont avant d’avoir consolidé et fixé le centre, tout se casse la figure !

Pour le milieu, j’ai pris un crochet et rabattu les boucles pour garder l’élasticité, selon une technique trouvé sur le blog Faire fil de tous poils (merci au cas où vous passeriez par ici^^). Pour fermer, j’ai cousu les lisières entre elles, et pour le haut, il a simplement suffi de passer une cordelette dans les boucles créées par les barres du métier.

Je voulais faire un filet à mes cheveux comme à la Renaissance, mais il est trop long et trop mince, alors j’ai mis mes pelotes réalisées au fuseau dedans ! Bon, le fil est synthétique, alors il faudra que j’en fasse un autre pour Aubechies avec des laines plus historiques : je vais essayer de mettre plusieurs couleurs dans celui-là !

24 mai :

Au quatrième essai, j’ai enfin réussi à obtenir ce que je voulais !

Voilà un filet assez grand pour ma tête et avec une couture plus régulière :

14 juin :

Hier, j’ai pu m’attaquer à un métier à tisser ! Il était monté depuis plusieurs mois, voire années, et les fils étaient abîmés et couverts d’une de ces couches de poussière… Les marrons foncés surtout avaient besoin d’être remplacés (peut-être qu’ils étaient plus naturels et moins résistants ? ). J’ai appris à les remplacer et également à tisser. J’ai avancé l’ouvrage d’un vingtaine de centimètres ! La prochaine étape sera de remonter l’ouvrage pour continuer à travailler et apprendre (on ne pourra pas faire grand-chose de correct avec cet ouvrage-là, un sac peut-être :D). Par la suite, je veux apprendre à ourdir un métier pour un travail perso : mais pour ça il faut que j’ai 5 km de fil ! Et ce n’est pas encore le cas^^

Depuis la dernière fois, j’ai également appris à peigner la laine avec deux peignes, et à créer une mèche plus facile à filer. Je vais avoir mes propres peignes ! J’adore cette technique et je compte l’utiliser désormais.

J’ai cousu une robe en lin pour cet été : le costume en laine commençait à être trop chaud ! C’est roulé sous les aiss… non, c’est entièrement réalisé à la main avec les techniques et le matos d’époque ! Y a juste le tissu que je n’ai pas fabriqué, mais qui sait, ça viendra !

Mon « matériel » (pour travailler mais aussi pour me costumer) devient plus conséquent et je le transporte désormais dans un panier en osier. Ce sont ajoutés deux aiguilles en os, une épingle à cheveux et un bracelet (tous des cadeaux, je suis gâtée !), un filet en sprang, un gobelet en argile, et surtout un étui pour mon couteau ! C’est le potier qui me les as fabriqués et offerts ! Encore des cadeaux, c’est trop biiiien 😀

En dessous on peut voir un essai que j’ai fabriqué dans un cuir assez épais cette fois, sauf que quand j’ai mis le couteau dedans, j’ai coupé tous les fils T-T. Bref j’ai pas encore acquis toutes les techniques, parce que celui de Jean est parfait 🙂

Et On

On peut voir sur le fuseau de gauche la mèche que j’ai préparée : mon travail est beaucoup plus régulier grâce à cette nouvelle technique !

A la maison, j’ai essayé de fabriquer un métier à tisser simple, en prenant pour base celui que j’avais bidouillé pour le sprang. Hier j’ai emprunté deux pesons du site, qui par hasard s’emboîtent bien dans mon aiguille à tricoter (au début j’avais mis mon appareil photo et un pot de perles pour les poids 😀 ). J’ai fabriqué aussi une barre de lice qui me permet déjà de glisser un fil sur deux facilement. Pour l’autre, je le passe avec une très longue aiguille de tapissier.

Mon projet en cours est une écharpe avec des pelotes solitaires ! Ainsi que quelques brins de mes premiers fils.

26 juin :

J’ai terminé l’écharpe ! Ce fut long, déjà à cause de la barre de lice manquante, et ensuite car j’avais d’autres choses à faire. Parfois, je passais dans l’atelier et glissais un fil ou trois entre deux autres projets. J’aime bien cette écharpe mais je n’utiliserai plus cette technique de nouveau. Elle m’a permis de comprendre un peu mieux comment marchent les métiers de l’archéosite, mais c’est très long ! Je pense tisser, avec le métier pro cette fois, deux mitaines assorties. Wait and see… or not.

2 août :

Avec les vacances, j’ai eu moins le temps de me rendre à l’archéosite, mais j’apprends toujours autant ! J’ai reçu mes peignes, et le filandier qui me les a fabriqués m’a également offert de la laine verte teinte avec des plantes, comme à l’époque. Voilà à quoi le fil ressemble :

Il est réalisé avec un mini-fuseau porte-clefs que j’ai acheté lors de ma première réunion de filandières : c’est très long puisque je tourne le fil à la main, mais j’en a fait presque 13 m, et c’est ce que j’ai fait de mieux pour l’instant !

Je parviens également à faire un fil très fin, beaucoup plus qu’au rouet (je n’ai pas pris de photo, ici, c’est un fil en taille 2-3) : du coup, je compte m’inscrire de nouveau l’an prochain au concours du fil le plus fin. Cette année, je suis arrivée treizième sur dix-sept, et j’étais assez fière puisque c’était mon premier essai : j’ai commencé en octobre dernier avec un fil taille 14 plein de bouloches et d’irrégularités, on part de loin !

J’adore mon porte-clef, je l’emporte en voiture ou bien je file devant la télé, j’ai fait bien 60m de fil en une semaine. Ce n’est pas très rapide comparé au fuseau, et encore moins au rouet, mais c’est très agréable d’avancer dans mon filage sur plusieurs supports.

Pour revenir à l’archéosite, je vous présente une pièce supplémentaire de mon outillage : une boîte à aiguilles en os sculpté et ses quatre aiguilles, le tout réalisé spécialement pour moi par le forgeron !

14 août :

J’ai amené mon mini-fuseau (ainsi qu’un fuseau de dentelle) en vacances, pendant lesquelles j’ai filé toute la laine que j’ai pu amener (c’est-à dire pas grand chose). Je l’ai mesurée en rentrant, et en une semaine, j’ai filé 27 m de vert et 27 m de violet !

30 août :

Photo de Marie-Christine

Voici une très jolie photo de moi prise par une des potières de l’archéosite. Je porte une coiffe que j’ai inventée : à l’usage, je me rends compte que c’est ce qu’il y a de plus pratique pour travailler sans que les cheveux ne me tombent sur la figure (bon, la frange, ça, c’est une lubie non archéo-compatible de samedi dernier 😀 ). J’ai également une nouvelle tunique et deux nouveaux colliers, un que j’ai créé d’après un modèle du musée, et un autre offert par Marie-Christine (la photographe) pour mon anniversaire.

6 octobre :

Dimanche dernier aura été ma dernière fois de l’année à l’archéosite. Je n’y suis pas allée toutes les semaines mais assez régulièrement pour apprendre beaucoup ! Le filandier auprès de qui j’étais « en formation » m’a appris à remonter un autre métier à tisser et j’ai commencer à travailler dessus. Les autres artisans ont promis de me le laisser pour l’année prochaine, ce que je trouve touchant, parce que j’ai l’impression d’avoir pris une place plus importante là-bas ! Mais on verra s’ils tiennent leur promesse, sachant qu’il y a toujours des démos auprès de classes durant la semaine 🙂

Voici deux bobines et quelques fusaïoles que j’ai modelées et qui ont été cuites dernièrement :

Il y avait deux fuseaux de plus, que j’ai offerts. Le potier les a forés parce que j’avais fait des trous trop petits… Je le saurai pour la prochaine fois !

Il m’a également offert une lampe à huile, pour laquelle j’ai filé une mèche en lin.

Je l’adore ! Elle éclaire plus longtemps qu’une bougie, le seul inconvénient c’est qu’elle fume davantage quand on l’éteint.

Voilà, c’était la fin de mes aventures gauloises pour cette année ! De retour l’an prochain pour une nouvelle saison je l’espère !