Actualités, Couture

Artisanat gaulois – Saison 2

Plan de l’archéosite.

28 avril 2021 :

Cette année je commence ma deuxième saison à l’archéosite, et j’espère bien que ce ne sera pas la dernière !

Photo de Marie-Christine

7 juin 2022 :

Cette année, je suis un peu moins présente car j’ai plein d’autres trucs qui se sont mis les week-ends (tout le monde rattrape le retard Covid), notamment des animations au cours desquelles j’assiste Jean-Pierre Cardinael, qui est tisserand depuis plus de 30 ans à l’archéosite. C’est assez fatiguant mais très enrichissant.

Le week-end dernier nous étions au Luxembourg au Festival Celtique de Beltaine, et c’était vraiment chouette ! On a passé deux jours à expliquer le travail du textile à l’époque des Celtes, et j’ai même été photographiée et filmée par RTL Luxembourg. Ici on peut me voir au journal TV, à partir de la 13ème minute :

Reportage RTL Luxembourg

Couture

Perruque XVIIIè

Depuis que j’ai les cheveux courts, je porte des perruques aux événements costumés. J’en ai plusieurs dont une que j’ai faite faire, un genre de chignon flou roux qui couvre plusieurs décennies (jamais parfaitement, mais je me trouve bien avec !) Malheureusement pour le XVIIIè siècle et les tenues de la noblesse, je n’ai rien et préparer mes cheveux moi-même est vraiment trop compliqué : j’ai d’abord voulu en acheter une chez « Hair Club », là où j’ai fait faire la rousse, mais c’est vraiment cher, et comme j’avais une perruque grise dans mes affaires, je me suis dit, allons-y, transformons-la ! Au pire c’est raté 😀

1er avril 2022 :

Je souhaite une coiffure qui convienne avant tout pour ma robe de Marie-Christine d’Autriche, mais un peu moins haute et sans les rouleaux sur les côtés, car je trouve que c’est ridicule. Ce sera plus comme le tableau de droite, mais sans les grosses boucles derrière. Si j’y parviens je ferai une natte pour délimiter la partie chignon !

La perruque que j’ai a les cheveux implantés dans le sens contraire que celui nécessaire, aussi j’ai commencé par tout démonter ! J’ai aussi agrandi ma tête en polystyrène en la coiffant d’un bonnet rembourré de ouate.

2 avril 2022 :

J’ai peint les bords avec de l’acrylique grise pour que la jonction se voit moins, puis ai réalisé des tests pour les boucles (histoire de ne pas me retrouver avec toute une perruque brûlée après des heures de travail^^)

Les boucles prennent bien !

Puis j’ai commencé à coudre les mèches en partant des bords et en progressant vers le centre, pour ne pas me retrouver avec des trous !

Comme j’ai une plus grosse tête que la taille standard, il reste une partie au centre qui n’est pas couverte de cheveux : ce n’est pas grave car une fois le chignon fait, on ne la voit plus.

5 avril :

Et c’est parti pour les bigoudis !

Gorgone Power !

6 avril :

Les cheveux sont secs, c’est parti pour la mise en forme ! Cela a été plus simple que je l’aurais imaginé, finalement la partie la plus compliquée aura été de coudre les bandes de cheveux.

Pour combler la calvitie j’ai cousu un filet puis posé un chignon en laine grise cardée. Devant, pour qu’il y ait ce petit « pouf » à la Pompadour, j’ai glissé une boule de cheveux que j’ai gardé de ce qui tombait des mèches.

A coup de brosse, d’élastiques, d’épingles et de points de couture, voilà le résultat !

Je suis super fière de moi, elle est trop belle ma première perruque !!! Du coup, j’ai envie d’en faire d’autres T-T

Couture

Deux filandières du XIIIè au XVè siècle – la riche et la pauvre

En avril recommence la saison des événements historiques, et cette année si tout se passe bien je vais devenir l’assistante d’un filandier ! Nous couvririons l’Antiquité (période gauloise et gallo-romaine) ainsi que tout le Moyen-âge, pour faire des démonstrations et expliquer le travail du fil. J’ai déjà deux costumes de gauloise, parfait, mais en revanche côté médiéval je n’ai qu’une tenue historique, qui est celle d’une noble. Je vais donc me faire deux costumes qui conviendront mieux à une filandière, une pauvre et une plus aisée. Tous deux couvriront deux siècles, voir trois, car je compte faire des accessoires du XVè siècle pour accompagner la robe plus riche.

02 02 2022 :

J’ai trouvé ce livre en Allemagne, et j’ai acheté également la version pour les hommes : ils sont vraiment super ! Les différentes classes sociales sont couvertes,les patrons sont clairs et il y a beaucoup d’explications sur comment faire des bas, des chaussures, des coiffes ou des boutons.

Le choix d’un costume plus pauvre, par lequel je commence, est tout simplement parti d’une erreur : j’ai teint du lin couleur indigo (ce qui suggère une femme riche), mais je ne l’ai pas bien lavé avant et il a fait d’affreuses taches. J’étais super déçue de moi, jusqu’à ce que je revois le costume de la couverture ! C’est parfait, il est tout taché, on n’aura qu’à dire que c’est ma maîtresse qui m’a filé le tissu 🙂 Je sens que ça va être rigolo à faire ! J’adore tacher et salir les vêtements, et si le costume morfle en animation, ce ne sera pas grave du tout 🙂

2 février:

J’ai commencé par la chemise qui me servira pour les deux costumes (voir plus, c’est le genre de vêtement qui sert pour tout). Elle est en coton blanc, oui je sais ça n’existait pas, mais je ne suis pas parvenue à trouver du lin. M’en fiche, c’est dessous, et un jour je la remplacerai !

Ensuite j’ai commencé la robe d’après les patrons du bouquin. C’est vraiment hyper simple, maintenant la question qui se pose : est-ce que je fais tout à la main, ou bien je me simplifie la vie avec les coutures intérieures à la machine ?

5 février 2022 :

J’aurai finalement passé les coutures intérieures à la machine ainsi que l’ourlet du bas, et j’ai cousu ceux des manches et du décolleté à la main.

La ceinture, le couteau et la bourse viennent de mon costume gaulois ; quant au tablier, je l’ai fabriqué à partir d’une doublure d’une vieille jupe (acheté pour le mariage de ma tante quand j’avais 16 ans)

J’adore ce costume, il est même plus confortable que mon pyjama !

7 février :

Hier j’ai cousu un capuchon du XVème siècle ! Toujours selon le patron de mon bouquin :

Ainsi je vais pouvoir ressembler à cette enluminure :

Actualités, Couture

L’année 2021 en costumes

Voici un petit article sur les costumes que j’ai cousus l’an dernier, mais pour la première fois, j’écris ce récapitulatif sur mon nouveau site ! (Nous ne sommes toujours pas parvenus à mettre en ligne l’ancien, faut dire aussi qu’on a un peu laissé tomber…)

1er janvier 2022 :

En 2019 j’ai cousu :

  • 1 corset
  • 3 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise et trois médiévales)
  • 2 costumes pour Hervé (sans compter les gilets que je change à chaque fois)
  • 7 vêtements de tous les jours
  • 6 chapeaux ou coiffes
  • et un nombre conséquent d’accessoires.

Soit 21 costumes neufs

En 2020 j’ai cousu :

  • 14 costumes pour moi (dont cinq robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 2 vêtements de tous les jours
  • 1 chapeau
  • et un nombre important d’accessoires.

Soit 19 costumes neufs

Cette année j’ai cousu :

  • 9 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 3 costumes pour des amis
  • J’ai aussi révisé 18 costumes

Soit 15 costumes neufs

Quand je dis « révisé », ça peut être simplement laver et remettre en forme, mais ça peut être également recoudre, réparer, teindre, changer les systèmes de fermeture, les accessoires, ou en créer de nouveaux… J’ai ainsi porté plusieurs fois mes tenues « Wessex » et « Edith Wharton ».

Cette année, j’ai clairement moins réalisé de nouvelles pièces, et il y a plusieurs raisons à cela :

La première, et la plus évidente, a été la crise sanitaire. Près d’une vingtaine d’événements ont été annulés, et je n’avais pas franchement envie de me lancer dans des projets compliqués que je ne pourrais porter qu’une fois (genre une patineuse olympique de 1900, si si^^), donc j’ai misé sur des costumes que j’étais sûre de pouvoir remettre quand il a fallu en faire de nouveaux. Parmi eux il y a :

  • Mes costumes de gauloise : ceux-là, il est clair que je vais les remettre régulièrement !
  • Une robe 1800 classique et passe-partout : en noir et blanc et pleine d’élastiques, le costume qui va me durer des années
  • Une robe 1800 noire et rouge : elle me servira également dans les bals costumés et m’a permis de mélanger des techniques : applications, broderies, dentelles et perles
  • Une robe 1899 que m’a cousue Falang : une merveille qui couvre une décennie pour laquelle je n’ai qu’une robe de jour

Une exception à ces nouveaux costumes « utiles » est ma robe « Art contemporain« . Celle-là, je ne sais pas du tout quand ni comment j’arriverai à la replacer, mais je me suis vraiment amusée à la peindre !

Une autre raison pour laquelle j’ai moins cousu est que je suis devenue artisan à l’archéosite d’Aubechies depuis le mois d’avril : je m’y suis beaucoup consacrée, et évidemment, mon temps n’étant pas extensible, j’ai pris sur celui des costumes. J’ai donc appris à carder, peigner la laine, à la filer au fuseau et au rouet, à la tisser et la teindre ! Cela m’offre beaucoup de possibilités mais l’exploration et l’expérimentation prennent du temps. Voici un aperçu de mes projets depuis un an :

Il y a trois costumes que j’ai terminés pour la Journée Grand-siècle de Vaux-le-Vicomte qui n’a pas eu lieu :

L’agneau n’apparait pas sur le site, de même qu’un costume de mousquetaire : tous les deux sont des commandes. Si tout se passe bien, nous serons huit personnages des Fables de la Fontaine lors de la journée 2022 !

Comme j’avais moins de projets à terminer pour des événements précis, je me suis permise de coudre trois costumes juste pour le plaisir :

Au départ, j’ai choisi de reproduire la robe de Demelza simplement à cause du tissu ressemblant que j’avais dans mon stock: j’ai du coup un costume de servante XVIIIè qui vient compléter ma garde-robe. De même, celui de « Cranford » a été l’occasion d’explorer une nouvelle période pour laquelle je n’avais rien. Côté XVIIIè, j’ai déjà plusieurs robes de la haute société, mais jamais encore une pour laquelle il a fallu tant travailler, ni avec ce type de manches et de décorations. C’était une envie de robe de « princesse » qui ne se révèle pas si superficielle que cela, car maintenant j’ai une robe qui me va parfaitement bien (les autres sont devenues trop petites) et me permet de montrer ce que je sais faire de mieux pour le moment !

La dernière raison pour laquelle j’ai beaucoup moins cousu cette année est qu’en septembre, on a appris qu’Hervé avait un cancer. Comme il est à la maison depuis lors, je passe plus de temps avec lui et moins dans mon atelier ! Pour les fois où nous sommes sortis costumés ensemble, j’ai préféré qu’il soit à son avantage et j’ai donc créé un costume de gaulois, et repris deux de ses plus beaux ensembles pour les compléter et les améliorer. Il y a les « cosplay » de :

Beaucoup moins de costumes, mais plus de sérénité ! Je me rends compte que ça m’a fait beaucoup de bien de ne plus coudre frénétiquement et d’apprendre de nouvelles choses. Avec le temps, ma garde-robe est plutôt conséquente et il est assez agréable d’utiliser ce que j’ai et de ne coudre seulement que des pièces incontournables, très bien taillées et finies, ou de simplement les réviser ou les compléter avec des accessoires. C’est une tendance qui s’amorçait déjà un peu mais qui a vraiment été visible cette année, et que je vais continuer de suivre !

Bonne année à tous !

Couture

Artisanat gaulois – Saison 1

Grande maison gauloise (2e Âge du Fer). Photo de l’archéosite.

Tout est parti d’une sortie du CDCD (ou Cercle des Costumes Disparates) lors de laquelle nous sommes allés visiter l’archéosite d’Aubechies-Beloeil, en costumes, puisque c’est la spécificité de notre groupe d’amis (un évènement costumé par mois). Comme je l’ai déjà raconté au jour le jour (ou presque) dans l’article consacré aux premiers costumes que j’ai réalisés, j’ai été acceptée parmi leur groupe d’artisans !

J’apprendrai tout ce qui touche au costume depuis la création du fil et de l’outillage jusqu’au vêtement fini, puis le montrerai en action.

J’ai eu envie de tenir ici un petit journal pour rendre compte de cette expérience. Ce ne sera pas forcément un compte-rendu hebdomadaire, mais j’essaierai de me tenir à une certaine régularité !

22 avril 2021 :

Pour l’instant, je possède deux costumes « gaulois » mais pas tout à fait : les coutures intérieures sont réalisées à la machine, les tissus ne sont pas fait main, et les accessoires non plus. Petit à petit, je compte avoir deux costumes pour moi (plus tard pour Hervé éventuellement) qui soient, le plus possible, historiquement irréprochables : un d’hiver et un d’été. Ils seront réalisés dans les couleurs, matières et techniques de couture les plus historiques possibles. Les coutures à la main ne me font pas peur, et à cette époque-là, les points sont assez simples à réaliser !

Comme matériel, pour l’instant, j’ai un fuseau, une bobine de laine blanche filée main, et une aiguille en os. Je ne vais pas aller bien loin avec ça 😀 ! D’autant que l’aiguille est super large, je ne suis pas sûre de pouvoir coudre avec : je crois qu’elle est plutôt faite pour le cuir, une fois qu’on a percé les trous, ou pour les ouvrages tissés en laine épaisse.

J’ai acheté un petit métier à tisser pour apprendre chez moi, comprendre le mécanisme et progresser sans devoir recourir aux métiers très lourds qui sont sur le site. À l’avenir, je rêve de me fabriquer une saie à carreaux là-bas ! J’ai également acheté 300g de lin non blanchi, qu’il faut que j’apprenne à filer ; apparemment ça ne se pratique pas de la même manière que la laine, il faut se mouiller les mains !

29 avril 2021 :

J’ai reçu le métier à tisser le week-end dernier mais je n’ai pu l’utiliser qu’hier. J’ai commencé par un tout petit projet histoire de comprendre le principe de base et de ne pas me dégoûter. C’est avec des carreaux ! Je l’ai transformé en pochette pour que ça me serve 🙂

4 mai :

J’ai tissé et cousu deux autres pochettes entre temps : la première avec des couleurs plus appropriées et la seconde avec des fils créés sur mon fuseau « d’époque ». Je me suis rendue compte avec celle-là que mon peigne était trop large pour travailler des fils aussi fins, alors j’en ai commandé un autre plus dense !

Amélie, la fille du potier, a pris cette très jolie photo de moi dimanche dernier !

En pleine concentration

Les deux dimanches derniers, j’ai appris beaucoup de choses, dont une technique de tissage du néolithique avec des brins de lin et des cailloux comme poids, et une autre plus tardive pour tisser des bandes, avec comme seul matériel un poteau et ma ceinture !

J’ai aussi modelé des fusaïoles ; malheureusement, sur toute la cuisson des potiers, seule une petite partie a été préservée… dont deux fusaïoles modelées par le potier (les miennes ont éclaté).

Du coup, je viens de terminer mon premier fuseau : il fonctionne bien et je peux faire un fil assez fin. Bon par contre le bâton est un peu tordu alors ça ne tourne pas parfaitement : je vais le remplacer dès que j’en trouve un mieux ! Et ce n’est pas si simple que ça, de trouver un bâton bien droit^^

Mon premier fuseau

Je commence donc tout doucement à constituer mon matériel « d’époque », dont la plus grande partie offerte par les autres généreux artisans. Je possède :

  • deux fuseaux
  • un « dé à coudre » en cuir
  • deux aiguilles en os
  • un gobelet !

Pour la laine, j’ai tout ce que je veux (merci Bernadette ! 🙂 ) et pour les tissus, j’essaie de trouver le plus adéquat : je viens de couper les pièces de ma future robe d’été dans un lin que j’ai teint en bleu-vert foncé. Je compte la coudre à la main là-bas. Le temps que ça prendra ne me fait pas peur, par contre, il va falloir que j’apprenne à travailler sans épingles ! Heureusement que le patron est plutôt simple.

17 mai :

Voici mon matériel qui s’agrandit : j’ai ajouté un couteau et un peigne dans des étuis que j’ai cousus (celui du couteau est trop fin, je vais le changer), ainsi qu’une aiguille en métal offerte par un des artisans !

J’ai appris une technique de tissage datant de l’antiquité : le sprang. C’est super simple, il suffit en gros de bâtons, et de croiser les fils avec les doigts. (Après, plus on est doué, plus on tisse d’ouvrages compliqués ; mon premier essai était très moche 😀 ). Cela donne un tissu très élastique avec des trous, un peu du type « filet à provision ». Ils s’en servaient notamment pour faire des résilles à cheveux, mais cette technique a été utilisée jusque tard et notamment par chez nous ! On peut en voir un très joli exemple ici :

Mitaine exécutée par une bourgeoise de Bruges entre 1797 et 1835. Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles (tiré du blog « la libellule s’évade)

19 mai :

Voici mon premier essai de métier chez moi :

Tout d’abord je l’avais placé à l’horizontale entre deux chaises, mais ce n’était vraiment pas pratique ! La position n’était pas idéale et surtout les aiguilles en métal glissaient, et j’ai dû tout recommencer plusieurs fois. Du coup je l’ai suspendu à un montant de mon étagère avec mon appareil photo comme poids ! Ben oui, chez moi, je n’ai pas de pesons^^ (NAMM : en fabriquer lors d’une prochain atelier ! )

Une fois suspendu, et avec des petites baguettes en bois (des piques à brochettes) à la place des aiguilles, c’est devenu plus simple : n’empêche que je me suis tout de même encore trompée ! Mais j’ai réussi à rattraper l’ouvrage sans qu’il ne se défasse : oui ce qui est chiant avec le sprang, c’est que si les baguettes se défont avant d’avoir consolidé et fixé le centre, tout se casse la figure !

Pour le milieu, j’ai pris un crochet et rabattu les boucles pour garder l’élasticité, selon une technique trouvé sur le blog Faire fil de tous poils (merci au cas où vous passeriez par ici^^). Pour fermer, j’ai cousu les lisières entre elles, et pour le haut, il a simplement suffi de passer une cordelette dans les boucles créées par les barres du métier.

Je voulais faire un filet à mes cheveux comme à la Renaissance, mais il est trop long et trop mince, alors j’ai mis mes pelotes réalisées au fuseau dedans ! Bon, le fil est synthétique, alors il faudra que j’en fasse un autre pour Aubechies avec des laines plus historiques : je vais essayer de mettre plusieurs couleurs dans celui-là !

24 mai :

Au quatrième essai, j’ai enfin réussi à obtenir ce que je voulais !

Voilà un filet assez grand pour ma tête et avec une couture plus régulière :

14 juin :

Hier, j’ai pu m’attaquer à un métier à tisser ! Il était monté depuis plusieurs mois, voire années, et les fils étaient abîmés et couverts d’une de ces couches de poussière… Les marrons foncés surtout avaient besoin d’être remplacés (peut-être qu’ils étaient plus naturels et moins résistants ? ). J’ai appris à les remplacer et également à tisser. J’ai avancé l’ouvrage d’un vingtaine de centimètres ! La prochaine étape sera de remonter l’ouvrage pour continuer à travailler et apprendre (on ne pourra pas faire grand-chose de correct avec cet ouvrage-là, un sac peut-être :D). Par la suite, je veux apprendre à ourdir un métier pour un travail perso : mais pour ça il faut que j’ai 5 km de fil ! Et ce n’est pas encore le cas^^

Depuis la dernière fois, j’ai également appris à peigner la laine avec deux peignes, et à créer une mèche plus facile à filer. Je vais avoir mes propres peignes ! J’adore cette technique et je compte l’utiliser désormais.

J’ai cousu une robe en lin pour cet été : le costume en laine commençait à être trop chaud ! C’est roulé sous les aiss… non, c’est entièrement réalisé à la main avec les techniques et le matos d’époque ! Y a juste le tissu que je n’ai pas fabriqué, mais qui sait, ça viendra !

Mon « matériel » (pour travailler mais aussi pour me costumer) devient plus conséquent et je le transporte désormais dans un panier en osier. Ce sont ajoutés deux aiguilles en os, une épingle à cheveux et un bracelet (tous des cadeaux, je suis gâtée !), un filet en sprang, un gobelet en argile, et surtout un étui pour mon couteau ! C’est le potier qui me les as fabriqués et offerts ! Encore des cadeaux, c’est trop biiiien 😀

En dessous on peut voir un essai que j’ai fabriqué dans un cuir assez épais cette fois, sauf que quand j’ai mis le couteau dedans, j’ai coupé tous les fils T-T. Bref j’ai pas encore acquis toutes les techniques, parce que celui de Jean est parfait 🙂

Et On

On peut voir sur le fuseau de gauche la mèche que j’ai préparée : mon travail est beaucoup plus régulier grâce à cette nouvelle technique !

A la maison, j’ai essayé de fabriquer un métier à tisser simple, en prenant pour base celui que j’avais bidouillé pour le sprang. Hier j’ai emprunté deux pesons du site, qui par hasard s’emboîtent bien dans mon aiguille à tricoter (au début j’avais mis mon appareil photo et un pot de perles pour les poids 😀 ). J’ai fabriqué aussi une barre de lice qui me permet déjà de glisser un fil sur deux facilement. Pour l’autre, je le passe avec une très longue aiguille de tapissier.

Mon projet en cours est une écharpe avec des pelotes solitaires ! Ainsi que quelques brins de mes premiers fils.

26 juin :

J’ai terminé l’écharpe ! Ce fut long, déjà à cause de la barre de lice manquante, et ensuite car j’avais d’autres choses à faire. Parfois, je passais dans l’atelier et glissais un fil ou trois entre deux autres projets. J’aime bien cette écharpe mais je n’utiliserai plus cette technique de nouveau. Elle m’a permis de comprendre un peu mieux comment marchent les métiers de l’archéosite, mais c’est très long ! Je pense tisser, avec le métier pro cette fois, deux mitaines assorties. Wait and see… or not.

2 août :

Avec les vacances, j’ai eu moins le temps de me rendre à l’archéosite, mais j’apprends toujours autant ! J’ai reçu mes peignes, et le filandier qui me les a fabriqués m’a également offert de la laine verte teinte avec des plantes, comme à l’époque. Voilà à quoi le fil ressemble :

Il est réalisé avec un mini-fuseau porte-clefs que j’ai acheté lors de ma première réunion de filandières : c’est très long puisque je tourne le fil à la main, mais j’en a fait presque 13 m, et c’est ce que j’ai fait de mieux pour l’instant !

Je parviens également à faire un fil très fin, beaucoup plus qu’au rouet (je n’ai pas pris de photo, ici, c’est un fil en taille 2-3) : du coup, je compte m’inscrire de nouveau l’an prochain au concours du fil le plus fin. Cette année, je suis arrivée treizième sur dix-sept, et j’étais assez fière puisque c’était mon premier essai : j’ai commencé en octobre dernier avec un fil taille 14 plein de bouloches et d’irrégularités, on part de loin !

J’adore mon porte-clef, je l’emporte en voiture ou bien je file devant la télé, j’ai fait bien 60m de fil en une semaine. Ce n’est pas très rapide comparé au fuseau, et encore moins au rouet, mais c’est très agréable d’avancer dans mon filage sur plusieurs supports.

Pour revenir à l’archéosite, je vous présente une pièce supplémentaire de mon outillage : une boîte à aiguilles en os sculpté et ses quatre aiguilles, le tout réalisé spécialement pour moi par le forgeron !

14 août :

J’ai amené mon mini-fuseau (ainsi qu’un fuseau de dentelle) en vacances, pendant lesquelles j’ai filé toute la laine que j’ai pu amener (c’est-à dire pas grand chose). Je l’ai mesurée en rentrant, et en une semaine, j’ai filé 27 m de vert et 27 m de violet !

30 août :

Photo de Marie-Christine

Voici une très jolie photo de moi prise par une des potières de l’archéosite. Je porte une coiffe que j’ai inventée : à l’usage, je me rends compte que c’est ce qu’il y a de plus pratique pour travailler sans que les cheveux ne me tombent sur la figure (bon, la frange, ça, c’est une lubie non archéo-compatible de samedi dernier 😀 ). J’ai également une nouvelle tunique et deux nouveaux colliers, un que j’ai créé d’après un modèle du musée, et un autre offert par Marie-Christine (la photographe) pour mon anniversaire.

6 octobre :

Dimanche dernier aura été ma dernière fois de l’année à l’archéosite. Je n’y suis pas allée toutes les semaines mais assez régulièrement pour apprendre beaucoup ! Le filandier auprès de qui j’étais « en formation » m’a appris à remonter un autre métier à tisser et j’ai commencer à travailler dessus. Les autres artisans ont promis de me le laisser pour l’année prochaine, ce que je trouve touchant, parce que j’ai l’impression d’avoir pris une place plus importante là-bas ! Mais on verra s’ils tiennent leur promesse, sachant qu’il y a toujours des démos auprès de classes durant la semaine 🙂

Voici deux bobines et quelques fusaïoles que j’ai modelées et qui ont été cuites dernièrement :

Il y avait deux fuseaux de plus, que j’ai offerts. Le potier les a forés parce que j’avais fait des trous trop petits… Je le saurai pour la prochaine fois !

Il m’a également offert une lampe à huile, pour laquelle j’ai filé une mèche en lin.

Je l’adore ! Elle éclaire plus longtemps qu’une bougie, le seul inconvénient c’est qu’elle fume davantage quand on l’éteint.

Voilà, c’était la fin de mes aventures gauloises pour cette année ! De retour l’an prochain pour une nouvelle saison je l’espère !