Couture

Costume tailleur steampunk

25 avril 2022 :

J’ai accepté une commande super intéressante, à savoir un costume pour un spectacle de la compagnie « Al Kymia » ! Viviane et moi avons dessiné un tailleur de ville inspiré d’une gravure de 1898, mais modifié selon ses souhaits et quelques conseils pratiques de ma part. (Pour l’avoir expérimenté, je lui ai notamment suggéré d’avoir un costume en plusieurs pièces afin de pouvoir enlever ou remettre des couches ou le laver plus facilement.)

Voici la toile de la veste en coton épais marron, histoire de ne pas faire de bêtises, ainsi que celles de la blouse et de la jupe ! Tout est épinglé et/ou bâti, j’attends mon modèle pour les essayages^^

20 mai :

Je n’ai pas tenu un compte-rendu de mon avancement ces derniers jours car je n’ai pas fait des choses très intéressantes à prendre en photo. Viviane est venue pour un essayage et j’ai pu retoucher toute les pièces directement sur elle, c’était très pratique ! J’ai donc cousu le principal de la blouse, surjeté les pièces de la jupe et reporté celles de la veste.

Je lui ai aussi cousu un petit faux-cul pour que la jupe ait la bonne silhouette :

Dans le même tissu que la chemise 🙂

J’ai cousu la jupe ce matin !

Elle a encore besoin d’un bon repassage, d’une ceinture et d’un ourlet !

Couture

Perruque XVIIIè

Depuis que j’ai les cheveux courts, je porte des perruques aux événements costumés. J’en ai plusieurs dont une que j’ai faite faire, un genre de chignon flou roux qui couvre plusieurs décennies (jamais parfaitement, mais je me trouve bien avec !) Malheureusement pour le XVIIIè siècle et les tenues de la noblesse, je n’ai rien et préparer mes cheveux moi-même est vraiment trop compliqué : j’ai d’abord voulu en acheter une chez « Hair Club », là où j’ai fait faire la rousse, mais c’est vraiment cher, et comme j’avais une perruque grise dans mes affaires, je me suis dit, allons-y, transformons-la ! Au pire c’est raté 😀

1er avril 2022 :

Je souhaite une coiffure qui convienne avant tout pour ma robe de Marie-Christine d’Autriche, mais un peu moins haute et sans les rouleaux sur les côtés, car je trouve que c’est ridicule. Ce sera plus comme le tableau de droite, mais sans les grosses boucles derrière. Si j’y parviens je ferai une natte pour délimiter la partie chignon !

La perruque que j’ai a les cheveux implantés dans le sens contraire que celui nécessaire, aussi j’ai commencé par tout démonter ! J’ai aussi agrandi ma tête en polystyrène en la coiffant d’un bonnet rembourré de ouate.

2 avril 2022 :

J’ai peint les bords avec de l’acrylique grise pour que la jonction se voit moins, puis ai réalisé des tests pour les boucles (histoire de ne pas me retrouver avec toute une perruque brûlée après des heures de travail^^)

Les boucles prennent bien !

Puis j’ai commencé à coudre les mèches en partant des bords et en progressant vers le centre, pour ne pas me retrouver avec des trous !

Comme j’ai une plus grosse tête que la taille standard, il reste une partie au centre qui n’est pas couverte de cheveux : ce n’est pas grave car une fois le chignon fait, on ne la voit plus.

5 avril :

Et c’est parti pour les bigoudis !

Gorgone Power !

6 avril :

Les cheveux sont secs, c’est parti pour la mise en forme ! Cela a été plus simple que je l’aurais imaginé, finalement la partie la plus compliquée aura été de coudre les bandes de cheveux.

Pour combler la calvitie j’ai cousu un filet puis posé un chignon en laine grise cardée. Devant, pour qu’il y ait ce petit « pouf » à la Pompadour, j’ai glissé une boule de cheveux que j’ai gardé de ce qui tombait des mèches.

A coup de brosse, d’élastiques, d’épingles et de points de couture, voilà le résultat !

Je suis super fière de moi, elle est trop belle ma première perruque !!! Du coup, j’ai envie d’en faire d’autres T-T

Actualités, Ecriture

Synesthésies – recueil de nouvelles

Même si je n’en parle pas, j’écris régulièrement et à côté de mon roman Concerto branchebourgeons n°2, j’ai un long projet de recueil de nouvelles. Pour l’instant, j’en ai écrit une dizaine, et plusieurs d’entre elles ont déjà été publiées dans des recueils thématiques ou des magazines. J’attends d’avoir un nombre conséquent et qu’elles me satisfassent, alors la première d’entre elle date d’il y a six ans !

Le lien entre ces textes est dans le titre : « Synesthésies ». Pour chacune d’entre elles je crée une intrigue en mêlant les univers d’un auteur et d’un artiste, qui parfois sont en harmonie (Sévigné et Rameau), et parfois plus contrastés (Shelley et Presley).

Voici la liste qui évolue de mois en mois, voire d’année en année :

  • He’s all shook up – Shelley et Presley
  • La Tordue – Doyle et Verdi
  • L’abbaye aux corbeaux – Poe et Friedrich
  • Le corps d’Albine – Manet et Poe
  • Lettres à Revers – Sévigné et Rameau
  • Pauline, un soir d’été – Zola et Morisot
  • Spaceboy – Verne et Bowie
  • Tes larmes pour prix – Gautier et Doré
  • Vous serez immortelle – Hoffmann et Bernhardt

C’est un état des lieux ponctuel, car je retire régulièrement des nouvelles que je trouve moins bonnes (il y en a trois/quatre en rab’), et j’en ai plusieurs en cours. En publiant cette liste je me rends compte d’ailleurs qu’il y en a deux inspirées d’Edgar Allan Poe, et deux qui parle de peintres en pleine création ! Il va falloir que je change ça… ou pas.

La Tordue a été publiée dans Nu sur le Balcon, une anthologie de Séma qui est arrivée en fin d’exploitation. Même parcours pour Vous serez immortelle (Anthologies Trolls et Légendes « les semi-hommes), magnifiquement illustrée par Laurence Peguy.

En revanche, Tes larmes pour prix est toujours disponible dans l’anthologie Nutty Circus, et Lettres à Revers dans « Le temps revisité » aux éditions Arkuiris ! Je suis très fière de cette dernière nouvelle, dont la rédaction a été un moment de grâce, et le directeur du recueil, Stéphane Dovert, l’a tellement aimée qu’il l’a placée en premier !

Les autres nouvelles n’ont été lues que par moi ou un petit groupe de proches.


Hier, j’ai reçu la bonne nouvelle que Le corps d’Albine allait être publiée dans la revue AOC ! (Présences d’esprit). Ce sera le numéro 63, donc fin 2021 si tout va bien. Je ne sais pas encore en compagnie de qui je serai, ni à quoi ressemblera la couverture, mais je suis contente : et puis j’ai eu de bons retours du comité de lecture.

Un petit extrait :

La douleur déferlait sur lui comme des vagues. Elle le laissait sec et nu une seconde, puis revenait le frapper avec plus de force alors qu’il la croyait éloignée. À l’enterrement, quelques voix amies, d’il ne savait qui – tous n’étaient plus que des masses noires sans visage – lui avaient répété que la douleur s’en irait, que le temps l’effacerait, qu’il n’oublierait pas, mais qu’il souffrirait moins. Ce n’était pas le cas. La peine était toujours là, tapie dans le creux de son ventre, n’attendant pas de le prévenir pour l’attaquer, à l’improviste, lorsqu’il se réveillait et se rendait compte qu’il ne vivait pas un cauchemar, que le cauchemar était vivant.

4 avril 2022 :

Ma nouvelle « Le corps d’Albine » vient juste de paraître dans le numéro 63 de la revue AOC ! J’ai eu la surprise de voir qu’elle était illustrée (par Eric Malterre). On peut trouver la revue ici : https://www.presences-d-esprits.com/aoc-n-63/

Couture

Travail du fil 2022

La saison gauloise étant passée, je vais placer ici mes projets concernant le tissage, qui étaient auparavant dans l’article consacré à l’archéosite. J’y mettrais également tous travaux en rapport avec le fil !

5 novembre 2021 :

J’ai commencé avant-hier un tissage à carreaux gris. J’ai prévu de réaliser un châle XVIIIème/ XIXème avec. Pour cela, j’ai coupé mon rectangle en diagonale, ai sécurisé les bords puis cousu les deux moitiés ensemble dans l’autre sens.

Ensuite, je borde les bords au crochet :

Ce qui me permet de rajouter des mailles au tricot.

21 novembre 2021 :

Le voilà terminé ! Avec un petit côté rustique que j’aime bien. Il gratte, mais il est super chaud, et surtout, j’ai tout fait moi-même depuis la laine brute !

22 novembre :

J’ai souhaité teindre de la laine avec des colorants alimentaires et fais des tests de mélanges. Expliquez-moi cette équation s’il-vous-plaît :

Comment un rouge et un turquoise vifs et francs peuvent-ils donner cette drôle de couleur aubergine foncé ? Ce n’est pas le résultat que j’attendais mais il est sympa !

7 décembre 2021 :

En janvier, notre groupe de costumés se baladera certainement du côté de la Comté ! Comme je souhaite suivre mes bonnes résolutions, à savoir coudre moins et réutiliser plus, j’ai composé un costume-placard de hobbit hivernale. Bon, j’avoue, c’est du costume-placard de luxe, car tout le monde n’a pas chez soi un dirndl en satin^^ Pour ne pas avoir froid, je l’ai agrémenté de beaucoup de couches.

Les seuls travaux que j’aurai seront de réparer l’élastique du jupon blanc (un vrai jupon ancien qu’on vient juste de me donner), et de carder, filer et tricoter de la laine bleue pour en faire des mitaines et une coiffe : ainsi, tout le costume sera assorti et aura l’air « fait exprès »!

11 décembre :

Ce qui est bien avec les mitaines c’est que c’est rapide à faire ! J’ai mis trois jours, en comptant le temps pris pour filer la laine.

Avec des petits rubans ^^

31 décembre 2021 :

J’ai terminé le bonnet !

2 janvier 2022 :

J’ai reçu un calendrier de l’avent de filandière avec 24 paquets de fibres à découvrir. J’étais trop curieuse alors je les ai tous ouverts pour voir ! Il y avait dedans les deux violets plus clairs du milieu : j’ai ajouté du blanc, du turquoise et du violet foncé, puis ai mélangé les fibres pour faire un dégradé :

Je l’ai ensuite divisé en quatre et ai terminé par une bonne dose de violet foncé pour filer quatre bobines équivalentes.

Finies !

10 janvier 2022 :

J’ai tellement aimé travailler la laine dégradée de mes mitaines que j’ai eu envie de m’y remettre, cette fois avec un dégradée plus subtil et plus de matière.

J’ai mélangé tous les beiges et bruns que j’ai reçu dans le calendrier :

Je les ai filés, une bobine au rouet et l’autre au fuseau (celle de droite, il y en a un peu plus) :

Puis je les ai retordues (au fuseau également, je ne parviens plus à réparer mon rouet) :

Je pensais avoir filé suffisamment fin et longtemps pour avoir beaucoup de fil, mais il n’y a normalement que 160 mètres. Je peux faire plus grand que des mitaines avec ça, mais pas un pull comme je l’avais prévu ! A moins de faire énormément avec du fil brun foncé que pour le coup, j’ai en grande quantité.

27 février 2022 :

Je refais les costumes de la trilogie « Retour vers le futur » depuis que je sais coudre ! J’ai cousu deux fois la robe de bal de Lorraine dans le premier, et trois des robes de Clara Clayton dans le dernier. Il y a quelques jours j’ai commencé à tricoter le gilet que Lorraine Baines porte dans la plupart des scènes du 1 !

J’ai filé cette laine sur plusieurs mois et mon travail est très irrégulier, aussi, selon un conseil de Bernadette (la personne qui m’a appris à filer), je tricote chaque rang avec une pelote différente.

Il y aura quelques changements par rapport au modèle originel :

  • Un patron avec des manches raglan (au lieu de trois pièces cousues) parce que je ne sais pas si j’aurais assez de laine, alors je le commence par le haut pour ajuster la taille des manches et du gilet
  • Des broderies plutôt qu’un motif créé dans les mailles car je suis incapable de créer cette tresse !
  • Des boutons recouverts en tissu
  • Un jersey plutôt qu’une maille tissée, évidemment 🙂

Effectivement, en tricotant ainsi, la différence du fil ne se voit pas trop (il est plus ou moins gros, plus ou moins tordu ou mousseux).

Par contre, comme j’ai filé comme une patate, les 500g que Bernadette m’avait dit suffire largement me semblent justes… Surtout pour le col et les motifs !

Cela ne sera pas du travail inutile, car si je n’ai pas assez de fil, ce sera juste un gilet à manches courtes et pas celui de Lorraine, que je tricoterai bien un jour !

C’est la première fois que je tricote un vêtement pour moi avec ma propre laine, et c’est chouette ! J’apprends plein de choses ; notamment ici les augmentations à droite et à gauche, pour que le raglan soit plus joli, et je dois apprendre à tricoter un col Claudine !

3 mars :

J’ai terminé ! Le col a été plutôt facile finalement, ne trouvant pas de patron ni d’explication je me suis contentée de tricoter une bande au point mousse que j’ai froncée légèrement au niveau du col avec un rang au crochet.

Eeeet bien sûr, je n’ai pas eu assez de laine alors j’ai tricoté le plus possible mais il manque tout de même une quinzaine de centimètres au niveau des manches et à peu près dix au niveau de la taille.

J’ai la chance d’avoir un amoureux qui balance du tonnerre et a bien voulu que j’achète de la laine pour ne pas rester sur un échec^^ Elle vient du commerce et est un peu trop claire, mais elle est régulière et j’en aurais assez !

13 mars :

J’ai enfin terminé mon châle gris !

Il est lourd et il gratte, mais je l’aime 😀

25 mars :

J’ai recommencé le gilet de Lorraine, cette fois avec de la laine achetée chez Phildar (au moins je suis sûre que j’ai assez).

Les boutons sont plus gros et plus nombreux que sur le modèle car tricotant en taille 6, la boutonnière était plus grande. Ce sont des boutons en métal recouverts d’un tissage dans la même laine !

2 avril 2022 :

Le plus gros est terminé depuis hier soir et je suis bien contente !

Il me reste le col blanc et les motifs sur le devant 🙂